· Quelques messages reçus au sujet de ce site ·

(sommaire)

(les plus récents sont en bas de page)


 

Salut ! 

Je viens de voir ton site sur les juxtalinéaires et je l'ai beaucoup apprécié. Si tu veux agrandir ta collection : Donne-moi tes coordonnées. 

Je collectionne comme toi les juxtas : Ca fait déjà quelques années que je les traque dans toutes les villes où je passe, chez tous les bouquinistes, dans tous les marchés n'hésitant pas même à mettre le prix si il le faut si bien que, malgré la rareté de l'animal, j'en ai déjà amassé une belle petite collection.(...) 

Chacun de notre côté, photocopions nos propres juxtas & envoyons les à l'un l'autre et de cette manière nos collections réciproques augmenteront de quelques titres qu'elles n'ont pas en commun. 

 Bye. A bientôt dans ta boîte aux lettres ! 

Antoine 

PS : J'ai refait pour ton site une liste des titres qui ont parus en mélangeant plusieurs catalogues d'époques différentes que j'ai trouvés en fin de livre au tien qui contenait aussi quelques titres que je n'avais pas. 

J'y ai aussi ajouté les juxtas en langues vivantes qui sont moins nombreux et moins connus mais qui font partie de la fameuse collection qui 
nous intéresse et doivent à ce titre figurer sur la liste de ton site.

Antoine m'a envoyé des copies de ses livres de l'Iliade, il a droit à ce titre à ma reconnaissance éternelle !



 
C'est avec plaisir que j'ai découvert votre site car je partage le même intérêt que vous pour les juxtalinéaires ; j'en possède une bonne dizaine et je vous recontacterai ultérieurement pour vous donner les titres et voir comment partager notre trésor... 

geneviève

Geneviève m'a envoyé des originaux, me témoignant ainsi une grande confiance.
Nos échanges sont fructueux!



 
Bonjour, 

Nous sommes étudiants en Lettres Classiques et ces drôles de petits livres nous rendent bien service. Nous possédons hors de ton catalogue le livre I des Annales de Tacite. Une copie (photocopie) t'intéresse-t-elle, en échange d'un de tes titres ? 

Amicalement, 
Favorinus

Cet échange ne s'est pas encore fait pour cause de vacances, mais c'est le genre de proposition qui me plaît !



 
Ayant appris l'existence de votre site grâce à votre intervention sur fr.lettres.langues-anciennes.grec, je vous remercie de m'avoir fait découvir ces éditions juxtalinéaires et d'avoir commencé de numériser la République. 

Pourrais-je néanmoins en toute humilité vous suggérer de réduire si cela était possible la taille des images GIF qui s'affichent dans des dimensions gigantesques et obligent l'internaute à patienter lorsque elles se chargent ? 

Merci encore, amicalement. 

Emmanuel

Les numérisations sont lourdes à télécharger, certes, mais elles offrent une bonne qualité d'impression en échange...



 
Ca alors ! 
Tu as eu exactement la même idée que moi ! 

Je caresse depuis quelque temps le projet de faire l'inventaire et de regrouper le maximum de ces traductions, dont certaines sont remarquables quoiqu'en disent certains de mes collègues universitaires. 

J'en ai moi même une assez grande quantité, mais je suis loin de tout avoir... 
Ce qui est intéressant, c'est que je me suis aperçu (en allant sur ton site) que certains livres de nos collections respectives se complétaient. 
Ainsi, tu as visiblement les livres I et II des odes d'Horace, tandis que j'ai de mon côté les livres III et IV ! Je suppose que tu es intéressé... Moi aussi... 

Dès que j'ai un moment, je fais un inventaire détaillé de ce que j'ai. 
Le problème sera de trouver le temps de faire des photocopies de tout ça... 

A bientôt. 
Amicalement, 

Henri

Henri a une collection de juxtas parmi les plus importantes qu'il m'ait été donné de voir (il m'en a envoyé la liste) : et comme il le souligne lui-même, nous sommes complémentaires !



 
Salut ! 

Je viens de visiter ton nouveau site sur les livres scolaires anciens : c'est très bien mais ça manque un peu de commentaire sur les diverses collections.. Sinon, les exams sont finis et je vais trouver le temps de te faire de nouvelles photocopies de juxtas(Iliade), je t'écrirai donc dans les semaines à venir : Bye et bonnes vacances 

Antoine

Antoine sait comment attirer mon attention dans ses messages !



 
 
Votre site me plaît. J'adhère entièrement à votre démarche. Il sera signalé. 
Numérisez, numérisez, on vous attend avec délectation. J'aime les laides fidèles, bouleversantes et chaotiques, autant que les belles infidèles ;-), et je sens l'odeur du papier à distance... 

Amicalement. 
Jacques J.

Jacques a répondu à ma demande de signaler ce site sur le répertoire d'adresses dont il s'occupe à l'académie de versailles.



 
 
Bonjour, 

J'ai consulté votre liste de traductions et je possède deux titres que vous n'avez pas encore : Cicéron, Discours pour la loi Manilia Epitome Historiae Graecae. 

Si vous souhaitez en faire une photocopie, je peux vous les envoyer. 

Patrizia

Si une dizaine de messages comme celui-ci pouvaient m'arriver chaque jour ! Qui plus est, Patrizia ne m'a rien demandé en échange, malgré mes propositions... quel désintéressement !



 
Cher Monsieur, 
 

Félicitations pour votre site que j'ai découvert en parcourant de vieux messages (si je puis ainsi parler) publiés sur <nzn.fr.langue.latine>. 

Je ne sais pas si vous connaissez la "Bibliotheca Classica Selecta" (BCS), qui est un site "généraliste" consacré au monde gréco-romain <http://bcs.fltr.ucl.ac.be>. 

Comme il m'intéresse notamment aux traductions françaises en ligne, je me suis permis d'y signaler votre travail à deux endroits différents: 

<http://bcs.fltr.ucl.ac.be/Virg/V02-Plan.html > pour la traduction du livre II de l'Énéide; 
<http://bcs.fltr.ucl.ac.be/SLInf4.html >, sur la page où j'essaie (tant bien que mal) de recenser les traductions françaises complètes (c'est-à-dire un traité complet ou, pour une oeuvre plus longue, au moins un chant complet). 

Par ailleurs, il ne me semble pas avoir encore rencontré de mention de votre site sur la liste francophone AgoraClass < http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/agcl/default.htm>. J'en 
toucherai un mot incessamment dans un message qui concerne le chant II de l'Énéide et dont je vous enverrai copie. 

Félicitations encore pour votre travail et bon courage pour la suite. 

Très cordialement à vous, 

Jacques P.

 

Ce correspondant s'est montré très actif pour faire connaître mon site, je l'en remercie vivement. Il m'a aussi signalé des juxtas dans une bibliothèque universitaire, et je l'en remercie encore plus !



 
Bravo ! L'existence de votre site m'a été brutalement révélée sur la liste AgoraClassiques. Je n'aurais pas soupçonné qu'il pût exister. 

Je crois que l'existence de votre collection a ceci de précieux qu'elle maintient la possibilité d'un débat sur la traduction des classiques. 

Pourrait-on espérer qu'un jour la doctrine de la « version » soit remise en question ? 
(...) 

Cordialement, 
Emmanuel.

Ce message est la conséquence du précédent. Emmanuel est un amateur de juxtas, mais malheureusement son auteur de prédilection (Catulle) n'est jamais paru sous cette forme...



 
 
   Monsieur, 

   J'espère que vous ne tenez pas trop à certains de vos organes, car si j'avais besoin d'une transplantation, je pourrais vous sommer de mettre  à exécution vos offres inconsidérées. 

    En effet il y a bien longtemps que je possède une collection  de "juxtalinéaires" Hachette (dont une Iliade complète en trois volumes  reliés). 

   Je possède quelque trente exemplaires grecs ou latins (certains  comprenant plusieurs tomes reliés). Et même un Plutarque encore vierge du coupe-papier après un siècle. 

   Pour l'instant j'ai peu de loisirs. Mais je ne laisse pas d'être intéressé par votre entreprise méritoire. 

R. A.

On me parle souvent de cette proposition que je fais sur mon site d'échanger un rein ou mon foie contre des juxtas de l'Iliade... J'ai beaucoup d'autres variantes de cette proposition en tête : cinq années de ma vie, mon bras droit, mon âme au diable, l'usage de la parole et quinze jours dans une boîte en carton. Est-ce assez clair ?



 
 
Cher juxtalinéairophile, 

un collègue vient de me communiquer l'adresse de votre site amusant et véridique ; c'est quelque chose que j'aurais voulu faire, collectionnant depuis longtemps ces juxtalinéaires (je dois en avoir aussi une trentaine comme vous, certaines sous photocopies : mon vieux voisin médecin m'en avait prêté datant du temps où il passait le bac en 1920!) 

Je partage votre opinion sur leur qualité, persuadé que bien des universitaires les utilisent en catimini alors que c'est excellent pour lire vite et beaucoup dans une langue sans l'ennui du dictionnaire à consulter donc bravo  (comptez-vous les mettre en ligne, pour qu'on les télécharge ? je n'ai pas eu le temps d'effectuer la manoeuvre) 

Je possède Odyssée IX à XVI (il me manque XVII à XXIV) Iliade IV et XXIV (c'est peu) 
le reste à vérifier 

philia 

Guy v. 

Des messages comme celui-ci vous illuminent la journée ! Mais comment peut-on affirmer que 13 chants de l'Odyssée et 2 chants de l'Iliade, "c'est peu" ? C'est énorme, au contraire ! -)



 
 
Salut, j'ai trouvé ton site fabuleux (il est déjà dans mes favoris !) surtout que j'ai les lettres à Lucilius au bac. 

J'ai hâte que toutes ces lettres soient prêtes et j'aimerais que tu me dises quand est-ce qu'elles le seront. 

A la prochaine. Ciao. 

Eva

Merci de tes compliments ! Malheureusement, pour les lettres à Lucilius, je crains de ne pas aller plus loin que ce que j'ai déjà traduit : je devais être chargé d'un cours de terminales à la rentrée, mais j'ai finalement été pris à l'université.
Quand je l'ai su, fin juillet, j'ai cessé de traduire...
Normalement, le site "Lutèce"devait le faire, je ne sais pas s'ils l'ont traduit finalement.


Félicitations !

Une autodidacte passionnée d'histoire, notamment d'histoire ancienne ...

Merci et bien cordialement Danielle B

J'aime aussi le mystère dans les messages des utilisateurs...


bonjour,

étudiante en lettres classiques, je désespérais de trouver des juxtas pour faire du petit latin et du petit grec.

Quelle ne fut pas ma joie de découvrir votre site ! Tous les textes que vous avez numérisés sont maintenant copiés sur mon disque dur, leur pratique régulière m'a permis de progresser.

J'ai récemment eu l'occasion de photocopier  le  "Laelius seu de Amicitia dialogus" je n'ai pas su le voir dans votre collection personnelle ; si cela vous intéresse, contactez-moi.

corinettemarie

J'ai reçu depuis la copie de ce dialogue, ce qui m'a fait grand plaisir !



 
Monsieur Liotard,

Je viens de découvrir votre site avec grand intérêt : je suis prof de latin
en hypokhâgne et comme vous, passionné par ces éditions (+ les Classiques Hachette) que je récolte au fur et à mesure de mes trouvailles chez les bouquinistes.

Depuis que j'habite à la Réunion, le rythme de ces découvertes s'est
fortement calmé, mais je dispose en métropole d'un petit stock intéressant.

En regardant dans ma bibliothèque ici, je viens de retrouver Tite Live
XXI-XXII qu'il me semblait bien avoir emporté et qui ne semble pas figurer dans votre catalogue personnel. Le problème c'est qu'il fait 500 pages et que je me vois mal numériser tout cela...

Dans tous les cas, je vais demander à mes parents de faire un inventaire de mes rayonnages et je vous le communiquerai.

A bientôt donc.

Fabien B

PS : Comme je suis aussi formateur pour l'agreg interne je serais fortement intéressé par l'Iliade XXIV; l'avez-vous numérisé ?

Fabien est un courageux ! Il m'a envoyé les premiers scans de son Tite-Live...
Quant à l'Iliade XXIV, il m'a permis de constater que la page d'accès aux scans n'était pas sur le serveur. J'ai rectifié cet oubli depuis.



 
 
A la suite d'un passage sur le site de la librairie Calepinus, j'ai découvert un lien vers votre site.
Je me suis replongé dans le fouillis de quelques achats passés dont le fichier attaché vous donnera l'intérêt (en wordpad).
Votre démarche a-t-elle fait l'objet d'un intérêt de la part d'Hachette ?

En tout cas si des documents suscitaient votre envie, je serais disposé à les mettre à votre disposition pour quelque temps.

Bien à vous.

Yves C.

vice-président Association des professeurs de Langues anciennes de
l'académie de Lille (APLAAL)
membre du bureau national de la Coordination nationale des associations
régionales d'enseignants de langues anciennes.

P.S. : M'autorisez-vous à faire état de l'existence de votre site dans notre bulletin régional ou national ?

La librairie Calepinus est un des premiers endroits où j'aie fait connaître mon site, et leur carnet d'adresse m'envoie beaucoup de visiteurs. Yves m'a permis de numériser son exemplaire du Premier Alcibiade, de Platon. Qu'il en soit remercié !



 
 

To: <thierry.liotard@u-grenoble3.fr>
Subject: merci a votre site

c'etait avec grande joie que j'ai trouve votre site sur les juxtalineaires. j'ai commence recemment a lire l'eneide tout en debutant que je sois en latin et je cherche desesperement les editions juxtalineaires de virgile. car j'ai entendu dire qu'il y avait en france des editions de cette facon tres unique.

  au japon, ou j'habite, je crois qu' il est beaucoup plus difficile a trouver cette edition, mais je me souviens que j'ai vu deux l'iliades de hachette dans une librairie d'occasion de kanda a tokyo, il y a deja vingt ans. malheureusement je ne m'interessais pas a l'epoque de ces editions, et naturellement je n'ai pas pu les retrouver a dite librairie a l'occasion de visite recente

merci et a bientot

Yasuo I.

Les juxtalinéaires sont connus jusqu'au Japon !


 

  Cher monsieur,

  Je viens de découvrir l'excellent site que vous avez conçu. J'ai immédiatement exploré ma bibliothèque pour voir si je n'avais pas quelque texte susceptible de vous intéresser.

  Hélas ! je n'ai que trois juxtalinéaires qui figurent déjà dans votre liste : l'infiniment précieux Art poétique d'Horace, le Criton et la Vie d'Alexandre.

  Quelle belle idée que de numériser ce trésor pour le (re)mettre à la portée de tous ! Ces merveilleuses éditions savaient encourager la curiosité des jeunes humanistes en facilitant leur commerce des grands auteurs. Vous ranimez cette flamme. Alors que je pensais être presque le seul à savourer ces exquises éditions (rares mais acquises à vil prix) je vois que vous avez réuni autour de vous un large public de lettrés qui partagent ma passion. Si je viens à mettre la main sur un texte qui manque à votre collection je ne manquerai pas de vous le faire savoir.

  Avec toute ma gratitude et mes encouragements pour votre belle oeuvre,
Michel H.

Les recherches de ce correspondant portent sur les dialogues des morts ; voilà l'occasion parfaite pour numériser le juxta de Lucien...


 

Jacques S.

Cher Ami,

   Je suppose que l'on peut appeler ami, quelqu'un que l'on n'a jamais vu, mais qui partage certains enthousiasmes avec vous, je veux parier de la langue grecque, et certaines estimes, ici je vise celle des traductions juxtalinéaires. Ce n'est pas que, pour ces dernières, je considère qu'elles soient parfaites, mais elles m'ont rendu un service inestimable. A 22 ans j'ai commencé l'étude du grec, tout seul, en autodidacte pour ainsi dire, et, qui plus est, entraîné dans ce sillage par un autre autodidacte, Charles Pagot, dont l'ouvrage ''Le Grec par la joie'', à la pédagogie si originale, m'enthousiasmait. J'avais fait à cette époque 6 ans de latin, mais la voie du grec m'avait été fermée au collège, au motif que je peinais déjà trop visiblement en latin.
Je décidai donc à 22 ans de me mettre à l'étude du grec, dans le but avoué d'en faire mon violon d'Ingres, ce qui est la manière la plus agréable d'étudier, sinon la plus rapide. Mais je dois reconnaître que malgré tous les trésors de l'ouvrage de Pagot, j'aurais eu bien du mal à me sortir des premiers textes que j'étudiais sans le secours des juxtalinéaires, auxquelles je faisais la chasse vers 1950, comme vous la faites aujourd'hui, non pas sur les quais de Paris, mais essentiellement à la librairie Ferret de Bordeaux, chez qui elles échouaient régulièrement par je ne sais quelle voie. J'ai réuni ainsi à cette époque une cinquantaine de ces ouvrages dont certains étaient mes livres de chevet, je me rappelle notamment avoir pioché à fond la première Philippique de Démosthène (que je ne retrouve plus) et le premier chant de l'Iliade. Reconnaître l'identité d'un verbe était, à ces débuts, une tâche presque insurmontable pour moi... sauf avec la juxta!
   Depuis elles dorment sur le rayon supérieur de ma bibliothèque. Mais grâce à elles et à la méthode Pagot j'ai fait depuis ce temps quelques progrès. Pagot promettait de mener ses étudiants solitaires jusqu'à l'agrégation. Pour moi ce fut promesse tenue. A 36 ans j'entamais la licence de lettres classique et à 41 ans j'étais agrégé de grammaire. Après trois ans de professorat au lycée, j'entrais comme assistant pour la langue grecque à la faculté de Lettres de X..., où j'ai terminé ma carrière comme maître de conférences. J'ai actuellement 75 ans. Une de mes étudiantes Madame M..., elle aussi Maître de Conférences, m'a succédé à ce poste. Et c'est justement elle, qui a déniché votre site internet et me l'a signalé. Comme je lui disais que moi aussi j'avais utilisé les juxtas à mes débuts et que j'en possédais un bon nombre, nous les avons descendues du rayon où elles sommeillaient.
   Après inventaire il s'avère que j'en possède 12 qui ne sont pas sur vos listes. J'en avais compté 14, mais entre temps il semble que vous ayez acquis l'Alceste d'Euripide et complété votre stock homérique. Ce dernier point me chagrine beaucoup, car je me faisais gloire de vous faire parvenir le 19ème chant de l'Odyssée. En même temps je me réjouissais de vous prendre au mot et de vous demander votre foie que vous promettiez à qui vous procurerait un chant d'Homère. Justement il se trouve que je souffre depuis mon plus jeune âge d'une légère insuffisance hépatique qui m'empêche de manger autant de chocolat que je le désirerais. J'aurais pu ainsi améliorer ce point sur le tard.
   Trêve de bavardages ; voici les ouvrages que je me propose de vous adresser:
[suit une liste de 12 titres]
   Je me propose de vous envoyer le tout en recommandé à mes frais à <votre> adresse. Je vous demanderai seulement de me les retourner de la même manière, dès que vous aurez mis leur contenu sur internet. Je vous rembourserai des frais de retour.
   J'attends un petit signe de vous, par courrier ou téléphone. Malheureusement je ne me suis pas encore mis au Réseau. Je vous prie de croire à toute ma sympathie,
   J. S.

Une lettre bien émouvante, et une proposition que j'ai acceptée avec enthousiasme !


 

  Preg.mo Ms. Thierry Liotard,

  ho appreso, navigando, della bella iniziativa di mettere su CD ROM le introvabili pubblicazioni di Hachette, relative agli autori latini e greci. Bravo !

  Sono ancioso di ricevere una copia del CD ROM LALLAG. A proposito Le invio gli Euro, per non perdere tempo. Per favore, me la spedisca, al più presto.

  La ringrazio per la cortese attenzione e porgo distinti saluti.

  Prof. S. P.

Cette lettre contenait un billet de cinq euros ; une pratique que n'encourage pas la Poste, mais qui est souvent la plus commode pour mes correspondants étrangers...


 

  Bonjour,

  je m'appelle Claudia, je suis argentine et je suis ravie d'avoir fait hier
la connaissance "casuel" de votre site.

  Il y a belle lurette que j'avait abandonné la pratique active du grec et du
latin... en sachant que pour nous, en Argentine, la "pratique active"
signifiait à l'époque la version presque littéral du texte, après d'avoir
fait l'analyse grammatical écrit, avec la grammaire et les dictionnaire à
coté de nous...

  Malgré l'oubli, les années passés et surtout mon mauvais français appris "a
la buena de Dios" en ces trois dernières années de vie mauriennaise, je me
suis replongée dans l'étude du grec et du latin "en solitaire" ou presque
( pour le grec, "L'initiation au grec ancien" de J.V.Vernhes et les services
de Connaissance hellénique m'ont ouvert ses portes. Pour le latin, je n'ai
pas trouvé encore malheuresement un guide à qui m'adresser et je me
débrouille avec le "Méthode de langue latine" de Famerie-Bodson-Dubuisson )
J'avait farfouillé quelques éditions scolaires, les Classiques en Poche de
Belles Lettres, etc., mais tous m'offraient des traductions "très
élaborées".

  La trouvaille de vos "juxtas" a été pour moi une heureuse aubaine. C'est
exactement ça que j'ai cherché sans connaître le nom.

  Je suis vraiment intéressée pour le cédérom et je voudrais savoir s'il
existe une version postérieure du LALLAG 2.1 ou si vous êtes en train de
faire l'incorporation de nouvelles juxtas. Pourrais-je vous adresser ma
demande dès maintenant ?

  Pendant que mes souvenirs classiques reviennent doucement et le rêve de
devenir un jour Professeur de lettres classiques, malgré mes 37, s'accroît,
j'attends avec impatiente votre cordial réponse.

  En m'excusant pour mon français "argentinisé" (mon époux n'est pas
maintenant ici pour me corriger), je vous prie de croire à toute ma
gratitude,

philikotata,
Claudia

Une lettre bien agréable à recevoir : j'ai promis à Claudia de lui envoyer gratuitement le cédérom ; j'espère qu'elle pourra bien travailler grâce aux juxtas !


 

  Cher collègue,

  Je constate avec plaisir que votre disque LALLAG vient de s'enrichir. Je m'empresse donc de vous envoyer un chèque de trois euros pour en obtenir la nouvelle version.

  Votre travail est très précieux. Mes hellénistes de Khâgne, qui ont au programme le chant IX de l'Odyssée, ont pu lire Homère sans difficulté ! Ils sont pourtant pour la plupart débutants. Mes latinistes débutants d'Hypokhâgne sont en train de lire Horace !! Tout ce petit monde a été mis en ébullition grâce à votre disque. Votre nom est connu (et applaudi). Vous figurez désormais, aux côtés de Sainte Morpho et de Sainte Rita (…) parmi les divinités tutélaires de mes antiquisants.

  Pour ce qui est des numérisations futures, songez aux œuvres qu'on peut mettre aux programmes divers ; songez aussi à Homère et Virgile. Mais en ces matières, il semble que vous n'ayez pas besoin de conseils.

  De mon côté, récemment équipé, je numérise en jpg le Vocabulaire grec de Saunier (publié en 1977 et devenu introuvable). Connaissez-vous l'ouvrage ? En souhaitez-vous une copie ? Je trouve que ce livre constitue un instrument utile pour l'apprentissage du grec "classique". Il me reste à vous féliciter et à vous remercier pour tout. Recevez, cher collègue, mes salutations les plus cordiales. Cai're.

Pascal N.

Plus fort que l'empereur Claude, je connais l'apocoloquintose de mon vivant ! Un conseil malgré tout, cher collègue, ne numérisez rien de postérieur aux années 30, car que le livre soit disponible ou pas, le copyright est le copyright.


 

  Cher Professeur Thierry Liotard

  Instead of start writing to you in a very bad French, I will write initially in English. I read with imense pleasure everything you wrote about the juxtas. In Latin America they have been used extensively. After Latin, Greek and French have been excluded from the secondary school curriculum in Brazil, this kind of book is not valued at all. I like to buy them and other French collections of Greek and Latin authors, like that large sized one edited by Firmin Didot ( 28 volumes for Latin authors, and as many for the Greeks). You say nothing in your site about these other collections.

  I am interested in the revival of Latin as an international living language, and people like you should help. In fact only people like you can help it. I would like to see produced works on how to translate our modern languages into acceptable Latin, like that currently written in the Gregorian Academy in the Vatican.

  Ce que je veus dire c'est que nous avons besoin d'oeuvres systématiques de retroversion du français , par exemple, au latin. Des grands morceaux de prose d'auteurs européens devraient etre traduits en latin et les problemes de traductions commentés d'une forme profonde, en vue de developper une méthode sure, presque mécanique, de retroversion. On a besoin de méthodes de traduction de textes latins comme ce produit par Maurice Rat, mais plus facilité et aprofondi. Il donne beaucoup de conseils mais peu d'éxemples. Ce que a tué l'étude des langues classiques a été le purisme des maitres, c'est -à-dire le ciceronianisme de la profession.

  Merci, I will be chasing books for you in Brazil.

D. C., Université de São Paulo, Professeur d'Économie Politique.

L'Amérique latine se manifeste une seconde fois ! La famille des passionnés de juxtas s'agrandit, c'est une bien agréable nouvelle.


  Cher Monsieur,

  Il y a un moment déjà que, via Google, j'avais découvert votre site Internet sur le juxta. En effet, ayant moi-même acheté quelques-uns de ces livres, (4 !), ainsi que des ouvrages classiques bilingues (une dizaine) dans des brocantes et les bouquineries de la région rurale que forme la commune de F…, je me suis mis moi-même à appliquer la traduction juxtalinéaire dans mon cours de latin - je ne suis pas professeur, mais étudiant !

  Cette méthode malheureusement abandonnée m'a permis deux choses : 1) la meilleure compréhension de la langue latine (hélas le grec n'est pas enseigné ici...), 2) résister aux remarques d'une prof bêcheuse qui disait en permanence que je n'y connaissais rien... Ainsi, le juxta me sert aujourd'hui énormément, non seulement dans le cours de latin, mais encore dans mes traductions personnelles : principalement la réécriture en juxta tirée de livres bilingues et la traduction du français au latin... de textes modernes !

  Sur votre merveilleux - ce n'est pas l'avis de mon frère dont l'esprit reste embrumé entre un vecteur et deux matrices - site, dis-je, j'ai aussi appris qu'il existait des applications de cette méthode en d'autres langues que le latine et le grec. Sans doute n'avez-vous pas encore la version chinoise du juxta ! Eh oui, outre les langues mortes et classiques, le chinois moderne me passionne, et dans le but de mieux comprendre ses structures radicalement différentes du français, j'ai décidé d'appliquer cette méthode : ci-dessous un extrait du talisman de Liu Xin Wu :

  Oui, c'est court, mais cela m'a pris deux heures...Voilà pour vous dire que le juxta a considérablement influencé ma manière de voir les langues, et bien que ma mère me dise que je dois vivre à l'ère moderne, je ne me lasse jamais d'une pièce d'Euripide avec le texte grec en face (que je ne comprends absolument pas malheureusement), ou un poème d'Ovide...

  Pour finir, comme disait Confucius, « Celui qui étudie en profondeur les Lettres et qui est tempéré par les rites a peu de chances de se débaucher. »

  Ce fut pourquoi je souscris à la demande de votre cédérom, et c'est sur ce que je vous laisse, vous laissant néanmoins mon adresse (...)

  Veuillez agréer, cher amateur de juxta, ma traduction la plus distinguée,

    Gabriel L...

Voilà une bien intéressante nouveauté ! Mon goût pour l'exotisme en est comblé, vraiment.


 

De: Elise XXX
Objet: Les Trachiniennes
Date: 28 février 2004 23:34:05
À: thierry liotard

Bonjour !

Je suis étudiante en lettres classiques. Jusqu'à présent, je n'ai jamais eu l'occasion de me servir du juxtalinéaire, faute d'accès. J'en avais bien entendu parler, en quelques rares occasions, mais rien de plus. Or, cette année, je passe ma licence, tout en cubant ma khâgne, ce qui me demande entre autres de préparer seule d'ici juin prochain certains textes suivis latins et grecs. Pas de problème, globalement, sauf que... Hum hum, il se trouve que mon habitude de la tragédie grecque est limitée, ou disons plutôt en pleine croissance. Mais au début de ladite croissance. (Que la honte s'abatte sur moi !) Par conséquent, travailler une tragédie entière en petit grec me demanderait beaucoup de travail et de temps. Autant de temps que toutes les autres oeuvres réunies, c'est à dire en fait un temps que je n'ai pas, et c'est bien là le problème. Je me suis donc dit qu'il fallait trouver autre chose. (Perspicace, comme déduction...) Mais pourquoi Les Trachiniennes, qui sont cette année au programme de licence à Paris IV, ne seraient pas plutôt une occasion inégalable de tenter un autre type de travail, et de me faire, du même coup, une idée sur le juxtalinéaire ?...

J'ai vu que vous aviez dans votre collection une édition juxtalinéaire des fameuses Trachiniennes... imaginez mon enthousiasme, voire mon euphorie... jusqu'à ce que je sois cruellement confrontée à l'affreuse réalité : l'oeuvre n'est pas disponible en ligne. Nouveau pic d'espoir lorsque je découvre - ô joie ! - qu'il existe des textes supplémentaires sur le CD-rom ... et la retombée subséquente devant cet implacable constat : pas de Trachiniennes, là non plus...

Ce qui me conduit d'une part à m'interroger : faut-il y voir un complot contre Déjanire ? Une volonté de réhabilitation du centaure Nessos ?... ou simplement la malchance qui me frappe... Bon, et puis d'autre part à vous présenter une humble mais insistante prière : y'aurait-il moyen que vous me photocopiez, ou numérisiez (aucune idée de ce qui vous embêterait le moins) la pièce en question ? Elle n'est pas si longue, à peine 1164 vers, de mémoire... Bon, d'accord, ça, c'est nul, comme argument. Mais en tout cas, si vous pouviez me donner, d'une façon ou d'une autre, accès à ce document, vous me rendriez une fière chandelle. Voilà... je ne peux même pas proposer dans l'immédiat de service en échange, puisque je n'ai moi-même accès à aucune édition juxtalinéaire. Mais vous aurez toute ma gratitude, ce qui aboutirait forcément un jour, si je tombe sur un juxta, à vous en faire profiter !

Si vous arrivez à cette fin de mail, merci déjà de m'avoir lue jusqu'au bout !
Elise

Je ne résiste pas à des demandes aussi habilement formulées ! J'ai numérisé le texte demandé, et j'espère qu'il sera utile à d'autres également...


 

Margarethe B.
p.o. Christian Z.

Cher Monsieur,

Nous désirons commander trois exemplaires de votre CD-ROM : deux pour la Fondation Hardt et un pour mon séminaire. Pour économiser des frais d'envoi et de transferts d'argent, je vous prie de bien vouloir envoyer, avec facture, le tout à M. Bernard G. à la Fondation Hardt, où je règlerai le détail du paiement.
Fondation Hardt
Chemin Vert 2
CH-1253 Vandoeuvres

Avec mes remerciements et mes meilleures salutations, je vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques,

p.o. Christian Z., collaborateur scientifique

Prof.Dr. Margarethe B.
Departement Altertumswissenschaften
Rue Pierre-Aeby 16
CH-1700 Fribourg
Tel. +41 XXXXX XXXXX
e-mail: margarethe.xxxx@unifr.ch
http://www.unifr.ch/scant

Nouvelle consécration ! Cet intérêt pour mon travail m'honore tout particulièrement, car j'ai été amené il y a quelques années à visiter les réserves de la fondation Hardt, qui abrite de très anciens exemplaires de textes grecs.


 

Mlle V. Karine
69800 Saint-Priest

Dimanche 21 mars 2004

 

Monsieur Liotard,

Je viens d'explorer votre site sur les juxtalinéaires sur les bons conseils de mon professeur de grec, Monsieur Gérard L. Je suis en effet actuellement étudiante en 2e année de Lettres classiques à l'université Lumière Lyon 2. Monsieur L. nous a fait profiter dès l'an dernier du juxtalinéaire du premier livre de l'Anabase, petit trésor qu'il nous a prêté de bon cœur pour que nous puissions le photocopier. Nous avons eu le droit cette année à quelques pages de l'Apologie de Socrate pour notre petit grec. Je suis donc loin de collectionner, même si je me dis qu'il faudrait que j'aille fouiner un peu dans certaines boutiques du vieux Lyon, afin d'avoir un peu mieux que des photocopies...

Il est vrai que je n'ai hélas guère le temps de faire du petit grec ou du petit latin, mais je me rends compte que, pour le peu en question, la méthode du juxtalinéaire est efficace. De plus, j'ai reconverti ce type de travail pour les textes que j'étudie et qui sont à préparer pour les partiels, et je me constitue mon propre juxtalinéaire, ou quelque chose d'approchant. Mais en vue des nombreux partiels que j'ai à préparer, je serais très intéressée par votre compilation de textes, ce qui me permettrait de confronter mon travail à une étude juxtalinéaire, qui certes date un peu, mais qui, je trouve, reste fiable.

Je vous joins donc par timbre les trois euros, et je vous remercie vivement d'avance. Par ailleurs, je trouve formidable que vous diffusiez les juxtas, à la fois sur votre site (fort bien conçu, agréable de lecture et de navigation) et par le biais de cédéroms, et ce de manière totalement désintéressée (ou simplement intéressé par la diffusion de votre trésor…) Merci encore.

Je vous prie d'agréer, Monsieur Liotard, l'expression de mes salutations les meilleures.

 

La méthode de cette jeune fille est tout à fait la bonne : c'est surtout en tant que base pour une traduction personnelle que les juxtas sont intéressants.


 

[NB : L'orthographe et la ponctuation d'origine ont été respectées]

Lima, le 15 juillet 2004

Salut, Thierry,

J'accepte ta proposition : ton cédé, mais contre deux cartes postales. Elles ont été bien difficiles de trouver à Lima, où j'habite. Peut-être en province elles soient plus communes, prôches aux sites archéologiques. L'une montre un pont de pierre, caracteristique de cultures précolombines au Pérou, qui maîtrisaient l'usage de la pierre. L'autre présente une scène d'une village de la Montagne, les gens en portant leurs vêtements tipiques.

J'ai préféré t'envoyer ces cartes-ci parce que je crois qu'elles sont plus bizarres à trouver à l'étranger en comparaison, par exemple, avec Macchu Picchu ou El Señor de Sipán, bien plus connus. En tout cas, j'espère qu'elles seront, au moins, ce que tu attendais. : - )

À bientôt

Carlos P.

Mais qu'y a-t-il dans les juxtas qui les rende si populaires en Amérique latine ? En tout cas, Carlos, merci pour ton message vraiment sympathique, et tu m'as bien cerné quand tu as pensé que le bizarre était à mon goût !


[e-mail du 15/7/05]

Ce petit texte vous fera sans doute sourire :


Francisque Sarcey, Souvenirs de jeunesse, Ollendorf, 1885


« L’École normale
Nous avions alors pour professeur de grec un brave homme, M. Hippolyte Lebas, qui était fils du célèbre conventionnel. Il ne savait pas un mot de grec. Il eut été incapable de lire couramment, je ne dis pas même une Philippique de Démosthène, mais un discours d’Isocrate. C’est à peu près comme si un professeur d’anglais ne pouvait pas se tirer d’un texte du Vicaire de Wakefield. Le pauvre homme ! que de tours pendables nous lui avons joués ! Il n’avait même pas la pudeur, ne sachant point le grec, de préparer à l’avance les textes que nous devions lire avec lui. Il apportait à la conférence une de ces traductions interlinéaires que la librairie Hachette venait d’inaugurer et qui toutes étaient signées du nom d’un de nos anciens camarades : Sommer. Nous avions pénétré ce petit mystère, et c’est là-dessus qu’on tablait.

On étudiait par avance une des phrases les plus aisées du texte qui devait être lu à la prochaine conférence. On s’entendait pour en tirer deux sens différents dont aucun n’était le vrai. Deux d’entre nous, — c’étaient About et le brave Taine, proh pudor ! — se chargeaient de mener à bien la mystification. Taine, en traduisant le morceau à livre ouvert, donnait un des deux sens convenus. About, prenant la parole et arrêtant l’explication :
— Pardon !est-ce que la phrase ne signifierait pas plutôt ?...
Et il donnait l’autre sens, qui était tout aussi ridicule.
M. Hippolyte Lebas, qui jusque-là n’avait pas écouté, tirait lentement, d’un geste majestueux, son inévitable binocle, l’appliquait sur ses yeux et relisait d’une voix doctorale la phrase en suspens :
— Voyons ! disait-il, examinons... Le cas est embarrassant... Hum ! Hum !
Nos vingt-quatre paires d’yeux restaient malicieusement braquées sur le brave homme, qui, sans se départir de sa dignité, cherchait le sens vrai dans la traduction interlinéaire, dans le mot à mot rédigé par Sommer à l’usage des écoliers.
About, se penchant alors et d’une voix insinuante :
— Ne pourrions-nous sur ce point consulter les Allemands ? Qu’est-ce que pense l’illustre commentateur Sommer ?
Un rire silencieux courait dans toute la salle. »

Je possède moi-même quelques juxtas.

Michel L.

Un exemple du préjugé attaché de longue date aux juxtas ! Cet Hippolyte Lebas, si ignorant du grec, d'après ses orgueilleux disciples, me semble bien avoir pourtant signé quelques ouvrages dans la collection Hachette... à moins que ce ne soit un homonyme. Je vérifierai !


 

[e-mail du 7/8/08]

Cher Collègue et Ami,

Il y a dans la vie de curieux hasards. Figurez-vous que je ne vous connaissais pas, avant de recevoir votre message, mais que ma femme vous connaît, du moins votre nom et votre site internet. Je lui ai parlé de votre message et elle m'a expliqué comment elle a vu votre site sur internet il y a quelque temps.

Mon épouse est documentaliste à l'IUFM de ******, au centre de formation des professeurs de lycées et collèges, et elle donne aussi des cours de latin aux étudiants qui préparent l'option latin du CAPES de lettres modernes. A ce titre elle utilise les traductions juxtalinéaires que j'ai amassées dans ma jeunesse quand je faisais quotidiennement mon petit latin et mon petit grec comme d'autres font du jogging.

Elle les utilise comme des outils conduisant les étudiants vers la traduction. Ses étudiants ne sont pas de brillants latinistes, mais, le plus souvent, de grands débutants. La traduction juxtalinéaire leur rend de grands services. Si on leur donne seulement la partie gauche, c'est à dire les groupes de mots latins formés par le traducteur, ils ont un nouveau texte latin, organisé selon les usages syntaxiques de la langue française, mais pas encore traduit : la moitié du travail est faite, il reste l'autre moitié. Une autre façon de faire consiste à leur donner à lire toute la page de traduction bilingue, puis de la leur retirer, et de les faire revenir au texte latin seul : ils doivent alors recomposer les groupes de mots latins qui s'accordent avec l'énonciation d'une phrase française.

La traduction juxtalinéaire n'est pas une traduction : c'est un exercice qui se situe dans une zone indéfinissable, entre les deux langues, une sorte de purgatoire entre la Terre et le paradis, une zone de frottement dans laquelle le passage est réversible. C'est une invention qui date de la Renaissance. On la pratiquait alors de grec en latin, et on la nommait 'traduction réversible', parce qu'elle permettait d'aller indifféremment du grec au latin ou du latin vers le grec. On demandait aux étudiants de produire ensuite un texte latin, qu'ils devaient retraduire en grec, et on mesurait les écarts entre le texte original et son retour à la langue source.

La traduction réversible était un outil indispensable pour les lettrés de l'époque, tous latinistes, mais piètres hellénistes, à l'heure où l'urgence était de lire le grec, c'était un commandement du Roi, il fallait traduire, traduire, traduire, les manuscrits grecs arrivés de Florence, pour détrôner la culture médiévale et fonder l'identité du royaume sur une mythique origine gréco-latine plutôt que médio-latine et féodale.

Les premières traductions françaises de tragédies grecques, telle celle d'Hecuba par Guillaume Bochetel, en 1544, ont été faites d'après une version grecque traduite en latin en version juxtalinéaire, en l'occurrence par l'intermédiaire de Jacques Amyot, qui lui-même utilisait la traduction latine d'Erasme.

Le 17e siècle fut un siècle de production littéraire en langue française, et la traduction des oeuvres grecques et latines a trouvé refuge dans les collèges jésuites. Au XVIIIe siècle la traduction mot à mot, bannie par les auteurs selon l'illustre autorité d'Horace dans l'Art poétique, est utilisée à tout de bras dans les collèges, et les traductions scolaires commencent à être publiées: dans le domaine de la littérature dramatique, c'est le Théâtre des Grecs du RP Brumoy en 1730 qui sert de référence, de point de départ, comme je l'ai montré, à cette production éditoriale. J'ai montré aussi ce que les premières éditions imprimées de traductions juxtalinéaires qui débutent dès les années 1820 doivent au travail des collèges jésuites du siècle précédent.

La traduction interlinaire est très différente de la traduction juxtalinéaire. La première est une aide à la lecture, la seconde est une aide à la traduction. Le fait d'agir sur le texte original, de chambouler Horace, de torturer Homère, de porter le fer dans les entrailles d'Ovide, n'appartient qu'à la traduction juxtalinéaire, et elle est un crime que l'on recommande toujours aujourd'hui, à l'oral, mais qui est proscrit, interdit formellement, à l'écrit, et c'est la raison pour laquelle notre siècle marqué par le respect de la sacrosainte propriété ne veut plus voir imprimé noir sur blanc le travail qu'il demande à ses élèves de faire dans leur tête.

Il y a aussi, en défaveur de la traduction juxtalinéaire, la liberté, durement conquise, du traducteur, second auteur, et non 'simple truchement' selon l'expression plus modeste d'Etienne Dolet au XVIe siècle.

Mais tout cela peut changer. Aujourd'hui, on joue sur scène Eschyle dans un charabia qui ressemble fort à la partie droite de nos vieilles juxta. Alors...

Si cela vous intéresse, je puis vous indiquer quelques-unes des publications que j'ai commises sur le sujet.

En ce qui concerne ma collection personnelle de juxta, elle est assez étendue, mais moins que la vôtre, que j'ai découverte sur votre site. Peut-être y a-t-il quelques volumes dans ma collection qui vous font défaut: on les compte je pense tout au plus sur les doigts d'une main. Si vous le voulez, j'en ferai l'inventaire à mes moments perdus.

Bien à vous, et toutes mes félicitations pour votre travail,

B… G…

Il y a des connaisseurs plus érudits que moi dans le domaine des juxtas ! La collection de ce chercheur présente quelques titres que je ne possède pas ; des échanges en perspective...


 

 

N'hésitez pas à me faire part de votre parcours d'études,
de vos aventures de collectionneur, de vos souhaits pour les numérisations...

à bientôt...

 

Une tentative de définition - 10 raisons de les collectionner - le saint des saints : ma collection personnelle - le catalogue des titres existants