· Foire aux questions (FAQ) ·


(sommaire)


Sommaire :

I - les juxtas

II - ce site

III - le cédérom LALLAG

IV - l'auteur de ce site

 


I - les juxtas


I.1 : Où vous procurez-vous vos juxtas ? Est-il bien raisonnable de commencer par une question qui fâche ? : - )
Les collectionneurs de juxtas, comme les cueilleurs de champignons, ne dévoilent pas volontiers "leurs" coins. Disons que les bouquinistes en ont (chaque fois que je me rends dans une ville, je cherche les bouquinistes) mais ils les vendent généralement cher. Dans les brocantes, il faut beaucoup de chances pour en trouver, même si de bonnes surprises sont possibles... Enfin et surtout, les personnes qui me connaissent savent que je ferai n'importe quoi (arroser leurs plantes l'été, nourrir leur chat, tuer leurs rivaux professionnels) pour un titre que je n'ai pas. Ils se promènent parfois avec un tirage de mon catalogue sur eux ! Des contacts obtenus grâce à ce site ont également accru ma collection (de copies en général, mais pas uniquement : la générosité désintéressée existe aussi !)
I.2 : Mon professeur m'a dit que les juxtas étaient bourrés d'erreurs. Est-ce vrai ?

C'est à la fois faux et vrai. Beaucoup de professeurs ne veulent pas entendre parler des juxtas, surtout parce qu'ils pensent qu'ils servent à tricher, et qu'ils ne correspondent pas à la pédagogie actuelle. Si l'on observe les juxtas d'une manière dépassionnée, on constate qu'ils suivent souvent des éditions aujourd'hui dépassées (c-à-d. que le texte latin ou grec a été corrigé depuis, grâce à de meilleures analyses des manuscrits). C'est le cas par exemple du juxta de Théocrite, qui diffère grandement de l'édition Budé. Mais à partir de ce texte, la traduction mot-à-mot est en général très exacte grammaticalement. Pour ce qui est de la traduction "finale", on peut lui reprocher d'être trop loin du texte, d'introduire des anachronismes (le vouvoiement) et d'être imprégnée d'un esprit "nationaliste" (on voit les tragiques grecs à travers le prisme de Racine, etc.) mais ceci fait partie du charme guindé, "Troisième République" de ces ouvrages. Les affirmations péremptoires des notes sont, de la même manière, souvent à prendre avec des pincettes.
Donc : désuets : oui ; dépassés : souvent ; faux : non.

I.3 : A quoi vous servent vos juxtas ? Les lisez-vous ou les collectionnez-vous seulement ? Je ne me contente pas de les empiler, je les lis aussi ! J'en prends souvent un pour le feuilleter avant de m'endormir : ça me délasse !
Je les lis pour le plaisir de lire les auteurs anciens dans le texte, pour le plaisir de lire un style de français un peu ancien, plus fleuri que le style plat des Budé, et pour le plaisir de me retrouver projeté à une époque où tout était simple : les textes sans équivoque, les jugements littéraires étaient sans appel, et la science sur le point de lever définitivement le voile sur les énigmes du passé. Aujourd'hui nous doutons davantage, et nous évitons de juger les civilisations anciennes : c'est plus sain, mais moins drôle ! Les certitudes inébranlables affichées par les traducteurs et commentateurs du XIXe me font sourire : c'est naïf et touchant.
I.4 : J'ai des juxtas : puis-je vous les envoyer ?

Bien sûr ! J'accepte les photocopies, les numérisations (scans), les prêts et les dons !
En échange, j'accepte de numériser le titre de votre choix dans ma collection et de le mettre en ligne. Si vous y tenez, je peux aussi l'imprimer et vous l'envoyer sur papier.

Vous n'aurez pas à faire à un ingrat...

I.5 : Pourquoi ne donnez-vous pas plus d'informations sur vos juxtas (photos, commentaires, etc.) ?

J'y songe ; je prépare une nouvelle rubrique pour ce site, que j'intitulerai "le musée des juxtas". J'y mettrai quelques photos de reliures, un petit historique du juxta, et des exemples de ce que j'ai trouvé entre les pages de mes exemplaires (ex-libris, billets de retenue, de messe de Noël, fleurs séchées, etc.) Je mettrai aussi quelques numérisations de belles pages, de beaux passages...

Dès que j'ai trouvé comment me faire greffer une autre paire de bras !

I.6 : Imprime-t-on encore des juxtas de nos jours ? Pas chez Hachette, en tous cas. L'ARELAB (Association régionale des enseignants de langues anciennes de l'académie de Besançon) en édite pour les textes au programme du bac. Il y a aussi quelques rares exemples dans les ouvrages commerciaux à destination des futurs bacheliers, mais pas de collection sur ce principe.

 

II : ce site.

II.1 : Quand mettrez-vous en ligne les lettres à Lucilius 6-9, de Sénèque ? Cette question est de loin celle que l'on me pose le plus souvent !
Les lettres à Lucilius sont au programme du bac 2001-2002. J'avais commencé à les traduire moi-même, parce que je devais être chargé d'une classe de Terminales, mais fin juillet j'ai appris que ce ne serait pas le cas, et j'ai donc arrêté d'y travailler. J'ai mis ce qui était fait en ligne pour que cela serve, mais je n'ai pas l'intention de le compléter (trop de temps !)
II.2 : Pourquoi ce site est-il en deux parties, sur Wanadoo et sur Voilà? Au tout début, Wanadoo ne proposait que 20Mo d'espace disque à ses utilisateurs. J'ai donc ouvert un deuxième site sur Voila.fr, qui en proposait 100. Puis, Wanadoo a proposé lui aussi 100 Mo. Aujourd'hui, le site occupe presque les 200 Mo des deux hébergeurs ! Mais je n'ouvrirai pas de troisième page chez un hébergeur gratuit car je n'aime pas voir mes pages servir de support à la publicité, d'une part, et d'autre part c'est déjà assez compliqué comme cela ! Je préfère distribuer les numérisations sur cédérom.
II.3 : Pourquoi ne peut-on accéder, certains jours, à la page des numérisations ?

Le site Voila.fr, sur lequel elles se trouvent, a un système assez rudimentaire de contrôle du contenu hébergé : si vous générez beaucoup de trafic, il ne peut y avoir qu'une seule explication, c'est que vous proposez des images pornos !
Il arrive donc qu'ils suspendent mon site en m'envoyant un courrier très menaçant (expédié par un automate, bien entendu) dans lequel ils me reprochent de ne pas respecter les règles de l'hébergement.
Ces derniers temps, il semble que le site ait été suspendu parce qu'il avait "dépassé son quota quotidien de téléchargement" - cela semble être un nouveau système de contrôle, tout aussi automatique que le précédent, mais qui ne nécessite peut-être pas que je me plaigne à chaque fois auprès du support de Voila.fr. Ils m'avaient pourtant promis des dérogations, la dernière fois, après avoir constaté le caractère carrément non-pornographique de mon site. (Les passages "licencieux" étaient supprimés des juxtas, il en reste quelques traces sous la forme de lignes de points de suspension)

II.4 : Ce site vous coûte-t-il de l'argent ? Non, l'hébergement de ces pages est gratuit. Il est en fait lié à mon abonnement Wanadoo, c'est une prestation supplémentaire que je paye dans mon forfait mensuel de connexion, dirons-nous. Les pages sur voila.fr sont hébergées à titre gracieux, mais voila est une filiale de France Telecom, comme Wanadoo, donc...
II.5 : Ce site vous rapporte-t-il de l'argent ? Non plus. Le cédérom que je propose sur ces pages n'est pas vendu, il est smplement envoyé contre participation aux frais. Les dispositions contractuelles que j'ai avec Wanadoo m'interdisent d'ailleurs d'avoir une activité commerciale sur ces pages.
II.6 : Je n'arrive pas à imprimer les numérisations, comment faire ? Les pages numérisées disponibles sur le serveur le sont de deux façons : au format PDF, c'est-à-dire lisibles avec Acrobat Reader, logiciel gratuit de la société Adobe. C'est le format utilisé sur le cédérom.
Mais certaines pages sur le site sont encore au format GIF, c'est-à-dire que chaque page numérisée se présente sous la forme d'une image codée à la norme GIF. Cette norme est compatible avec les navigateurs web tels qu'Internet Explorer, Netscape Navigator, etc. Mais ceux-ci vont les afficher en grand format, transformant leur qualité de 300 points par pouce en 72 points par pouce. Ils les agrandissent 4 fois environ. Il faut donc les imprimer avec un taux de réduction de 50% pour qu'ils tiennent dans une page. Pour cela, demandez "Format d'impression" dans un menu quelconque. Faites-vous aider par votre administrateur réseau/collègue/conjoint/fils/ami branché informatique/revendeur, que sais-je ?
II.7 : Y a-t-il beaucoup de monde qui visite votre site ? Assez. Cela va de 1000 à 3000 visites par mois (avec des pics à l'approche des examens et concours  !). Mais je ne dispose pas de statistiques détaillées : combien de personnes cela représente-t-il ? Je sais que certains ont défini la page d'accueil de mon site comme page ouverte par défaut sur leur navigateur web : en gros, ils se connectent automatiquement à mon site dès qu'ils vont sur Internet, comme premier geste quotidien !

 

III - le cédérom LALLAG

III.1 : Ce cédérom fonctionnera-t-il sur mon ordinateur ? Si vous avez un PC (si vous ne savez pas ce qu'est votre ordinateur, c'est sûrement un PC) ou un Macintosh, ce cédérom pourra être ouvert sans problème. Pour lire les fichiers qu'il contient, il vous faut en plus le logiciel "Acrobat reader" d'Adobe, qui n'est pas fourni sur le cédérom, mais qui est gratuit : procurez-vous le sur Internet, ou dans les cédéroms fournis avec les revues d'informatique, qui le distribuent souvent.
III.2 : Peut-il me donner des virus ou endommager mon ordinateur ?

A priori non, car :
- il est fait sur un Mac, où les virus sont plus rares que sur PC
- il ne contient aucun fichier exécutable (en .exe, sur les PC)

Cela dit, vous devez accepter ce risque avant de l'insérer dans votre ordinateur. Munissez-vous d'un antivirus pour plus de sûreté, mais ne venez pas me reprocher d'éventuelles pertes de données. Vous devriez de toutes façon copier régulièrement vos données importantes (courriers, photos, préférences des logiciels) sur un autre support.

III.3 : À quoi me servira-t-il ?

Je suppose que vous imprimerez un des titres qu'il contient (si vous commencez en latin : l'Epitome historiae graecae ou le De viris, si vous commencez en grec : la 1ère philippique de Démosthène, les Fables d'Esope) et que vous le lirez en cachant les traductions avec la main, par exemple, ou en faisant des allers-retours entre traduction mot-à-mot et traduction définitive.
Comme vous travaillez sur une copie, vous pourrez souligner les vers-médailles ou les phrases qui vous frappent, ou encore les tournures qui vous paraissent revenir régulièrement dans la langue considérée.
Vous pouvez aussi, mais c'est moins bien, le mettre dans votre collection et vous endormir le soir avec la satisfaction d'avoir quelque part des heures de lecture pour vos vieux jours... (et un objet rare, car il n'est pas diffusé en quantité industrielle !)

III.4 : Vous en vendez beaucoup ? Disons que, ces temps-ci, pratiquement chaque semaine, des demandes m'arrivent, mais en petit nombre : de une à trois lettres, en général. Au total, depuis que j'ai commencé (en septembre 2001, si je me souviens bien) j'ai dû en envoyer une cinquantaine environ. Je stocke les demandes, en général, le temps d'en avoir une dizaine que je traite d'un coup.
III.5 : Quel est le rythme de mise à jour ? J'attends en général que plusieurs numérisations soient faites pour lancer une nouvelle version du cédérom. En ce moment (Fév. 2002), c'est tous les deux mois à peu près.
III.6 : Est-ce légal de copier ces textes ? Oui, parfaitement : les textes publiés au XIXe siècle sont actuellement dans le domaine public, c'est-à-dire qu'ils peuvent être dupliqués, de quelque façon que ce soit, sans que ce soit illégal et sans que l'on puisse réclamer de l'argent. La société Hachette ne pourrait renouveler son copyright sur ces textes que si elle décidait de les réimprimer avec des modifications de contenu ou de maquette. Quand au procédé de traduction juxtalinéaire, il n'est pas breveté !!
Le cédérom lui-même peut être librement copié (si un ami vous le demande, et que vous avez un graveur) - soyez seulement honnêtes, et ne dites pas que c'est vous qui êtes l'auteur du travail de numérisation ! Si vous mettez à disposition du public un fichier extrait de ce cédérom, signalez l'existence du site web.
III.7 : Pourquoi ne le vendez-vous pas plus cher ? D'abord parce que je tiens à ce qu'Internet ne soit pas uniquement un espace marchand, ensuite parce que je devrais faire du service après-vente et dépanner les utilisateurs débutants en informatique, enfin parce que mon contrat avec Wanadoo ne me permet pas d'activité commerciale sur ces pages web : je devrais leur payer des frais d'hébergement si c'était le cas.

 

IV - l'auteur de ce site

IV.1 : Etes-vous prof de lettres classiques ?

Oui, je l'avoue. Mais les juxtas sont plus une passion personnelle qu'un outil pédagogique. Je fais des juxtas d'un genre légèrement différent lorsque je les fais pour mes élèves : je modifie le moins possible l'ordre des mots, par exemple, et je donne une seule traduction, intermédiaire entre le mot-à-mot intégral et la traduction définitive. Voyez par exemple ma traduction du chant X des Métamorphoses d'Ovide, sur ce serveur.

Quant à ma carrière d'enseignant, depuis mon agrégation en 1994, elle m'a menée au collège, au lycée (le plus souvent) et à l'université. J'ai toujours été en poste dans l'académie de Grenoble.

IV.2 : Faites-vous des recherches universitaires ayant pour thème les juxtas  ?

Non. Il y en a peu, à ce que je sache : c'est peut-être un sujet d'études dont je m'emparerai, mais pour l'instant, c'est l'épopée grecque archaïque qui m'intéresse.

IV.3 : Êtes-vous un vieux binoclard aux cheveux blancs ?

C'est en cours : voir ci-dessous.

IV.4 : À part les juxtas, qu'est-ce qui vous intéresse ? Bien sûr, je pourrais répondre : la littérature en général (la littérature française des XVIIIe et XIXe siècles en particulier)
Mais sinon, diverses choses : les arbres en pot (ou bonsaï) que je cultive en dilettante sur mon balcon, la moto (mais j'ai vendu ma Triumph Sprint ST, et je n'ai pas encore de quoi m'acheter ma future Voxan Café racer), et le cinéma japonais (Kurosawa et Ozu en particulier.)
IV.5 : Vous avez fait tout ça tout seul ? Pourquoi ?

Comme je dis toujours, celui qui collectionne les Renault Clio blanches de 1992 n'a qu'à descendre dans la rue. Celui qui collectionne les Panhard de 1923 a intérêt à chercher des contacts plus activement. Comme je ne trouvais pas grand-monde avec qui partager ma passion, j'ai eu l'idée du site web. J'ai fait quelques échanges, puis j'ai été fatigué de faire des photocopies, et j'ai pensé à des numérisations. Depuis, comme j'ai plusieurs correspondants qui me proposent des échanges, le nombre de numérisations a augmenté, d'où le cédérom.
Tout s'est fait progressivement. D'autre part je n'y passe pas tant de temps que cela : en général un juxta est numérisé en une heure, quatre pour les plus gros, et je fais cela devant la télévision...

 

 

          Une tentative de définition - 10 raisons de les collectionner - ma collection personnelle - le catalogue des titres existants